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Le
Carnatic
ayant
quitté
Hong-Kong,
le
7
novembre,
à
six
heures
et
demie
du
soir,
se
dirigeait
à
toute
vapeur
vers
les
terres
du
Japon.
Il
emportait
un
plein
chargement
de
marchandises
et
de
passagers.
Deux
cabines
de
l'arrière
restaient
inoccupées.
C'étaient
celles
qui
avaient
été
retenues
pour
le
compte
de
Mr.
Phileas
Fogg.
Le
lendemain
matin,
les
hommes
de
l'avant
pouvaient
voir,
non
sans
quelque
surprise,
un
passager,
l'oeil
à
demi
hébété,
la
démarche
branlante,
la
tête
ébouriffée,
qui
sortait
du
capot
des
secondes
et
venait
en
titubant
s'asseoir
sur
une
drome.
Ce
passager,
c'était
Passepartout
en
personne.
Voici
ce
qui
était
arrivé.
Quelques
instants
après
que
Fix
eut
quitté
la
tabagie,
deux
garçons
avaient
enlevé
Passepartout
profondément
endormi,
et
l'avaient
couché
sur
le
lit
réservé
aux
fumeurs.
Mais
trois
heures
plus
tard,
Passepartout,
poursuivi
jusque
dans
ses
cauchemars
par
une
idée
fixe,
se
réveillait
et
luttait
contre
l'action
stupéfiante
du
narcotique.
La
pensée
du
devoir
non
accompli
secouait
sa
torpeur.
Il
quittait
ce
lit
d'ivrognes,
et
trébuchant,
s'appuyant
aux
murailles,
tombant
et
se
relevant,
mais
toujours
et
irrésistiblement
poussé
par
une
sorte
d'instinct,
il
sortait
de
la
tabagie,
criant
comme
dans
un
rêve:
"Le
Carnatic!
le
Carnatic!"
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